Prendre livraison de son bateau en France ? Pourquoi pas ?

De plus en plus de clients chez Multihull Solutions choisissent de prendre livraison de leur nouveau Fountaine Pajot en France, que ce soit pour éviter les frais d’importation ou pour l’aventure, voire les deux.

Martin et Sonia Beamish ont décidé de tenter le coup. Prendre livraison de leur nouveau Lucia 40 à La Rochelle où est basé le chantier naval Fountaine Pajot leur semblait être le genre d’opportunité qui n’arrive qu’une fois dans une vie, et éviter les frais d’importation était la cerise sur le gâteau.

Jouissant tous deux d’une confortable retraite de consultants en informatique, Martin et Sonia ont exploré intensément la côte orientale de l’Australie avec leur voilier précédent, un Fountaine Pajot Mahe 36. Une croisière transocéanique constituait logiquement l’étape suivante.

« Nous avons fait quatre voyages de quatre mois chacun, poussant jusqu’à Bowen, et nous nous demandions si nous traverserions ensuite le Pacifique ou ferions voile vers l’Europe », explique Sonia.

« Nous voulions un plus grand bateau pour traverser l’océan et, quand nous avons vu qu’il était possible d’en prendre livraison au chantier, nous avons décidé d’aller le chercher en France. Découvrir les cultures et la vie autour de la Méditerranée nous semblait constituer une merveilleuse expérience. Nous traverserons de toute façon le Pacifique en rentrant chez nous en Australie ».

« Le but du voyage était d’apprendre à connaître la Méditerranée, sans oublier bien sûr l’aventure que constituera le voyage du retour. Éviter les taxes d’importation n’en était pas l’objectif principal même si l’argent économisé de la sorte vient toujours bien à point ».

 

Martin et Sonia ont choisi le Lucia 40 car il remplit toutes les conditions requises.

« Nous en aimons bien la conception et il rentre dans notre budget. Il a de bonnes performances et est particulièrement spacieux », précise Martin.

« Je pense que 40 pieds est la taille idéale pour un équipage limité à deux personnes, et les bateaux de Fountaine Pajot sont conçus dans cette optique. Évidemment, comme c’est le cas avec chaque nouveau bateau qu’on achète, il faut procéder à quelques modifications qui l’adaptent aux desiderata de son propriétaire. Nos précédentes expériences avec Fountaine Pajot et Multihull Solutions ont toujours été excellentes ».

Ils ont pris livraison de leur catamaran à La Rochelle en juin 2016, et l’ont baptisé Reflexion. Depuis, ils ont visité bon nombre de destinations alléchantes.

L’an prochain ils envisagent de naviguer vers l’ouest et de traverser l’Atlantique à la fin novembre, si possible en convoi.

“Pour la suite, on n’est pas encore sûr”, dit Martin. “On pourrait passer un peu de temps dans les Caraïbes ou tracer directement sur le canal de Panama quoique, si Sonia arrive à me convaincre, nous puissions également rester quelques années de plus en Méditerranée avant de rentrer chez nous. Il y a tellement de choses à découvrir ici”.

Ils recommandent à ceux que cela pourrait intéresser de prendre livraison de leur bateau au chantier naval même si cela peut présenter certaines difficultés dans un pays étranger. Ils conseillent notamment de prévoir assez de temps pour la mise en service et la prise en main avant de se lancer dans une navigation ambitieuse.

« Entreprenez une courte croisière en Bretagne et Normandie pour un essai en mer afin de lisser les plis et d’observer les problèmes qui se révèlent après avoir quitté le chantier, puis revenez à La Rochelle pour les régler », explique Martin. « Et n’oubliez pas le vieux proverbe de plaisance qui avise de ne jamais suivre un planning strictement serré ».

Ils recommandent également aux détenteurs de passeports extérieurs à l’Union européenne de penser à la façon dont ils pourront accommoder la durée de leur permis de séjour, un maximum de 90 jours, alors que la prise de livraison et les essais du bateau peuvent prendre jusqu’à six mois.

Un autre conseil qu’ils donnent est d’envoyer au chantier les équipements de l’ancien bateau, qu’on désire réutiliser. « C’est bien mieux que d’acheter du neuf sur place », ajoute Martin.

Malgré le surcroît de travail provoqué par la mise en service du bateau dans un pays étranger, ils ne regrettent absolument pas leur expérience:  » Nous avons appris que les Européens ont vraiment l’art de se faciliter la vie « , explique Sonia.  » En visitant les plus petits coins en bateau, en explorant les villes et les villages et en faisant nos achats dans les marchés locaux, nous apprenons à vivre à l’européenne. La nourriture et les boissons sont bien plus abordables ici que chez nous, et nous vivons comme des rois. Nous avons aussi rencontré des tas de gens vraiment adorables, qui partagent avec nous l’amour de la croisière et nous ont donné toutes sortes d’avis et de conseils judicieux « , conclut-elle.

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