Vachira Hospital

Samkong · Phuket

Le Vachira Phuket Hospital, fondé en 1906, est le plus ancien hôpital de l’île. Il est également, avec plus de 500 lits et plus de 70 médecins, le plus grand des hôpitaux publics de Phuket.

Offrant des soins de qualité à des tarifs tout à fait abordables, il souffre malheureusement deux bémols. Tout d’abord, il est surencombré de patients puisque, hormis quelques Farangs reconnaissant ses mérites et le préférant aux hôpitaux privés aux tarifs parfois abusifs, la majeure partie de la population thaïlandaise – voire birmane – de l’île vient s’y faire soigner. S’il vous faut aller au Vachira, cela vous prendra probablement toute la journée. Mieux vaut avoir le temps, et un bon bouquin en poche pour tuer les heures d’attente.
Le second bémol concerne la communication : bien peu d’infirmiers et d’aides-soignantes y parlent anglais. Connaître quelques mots de thaï est vivement conseillé

Ceci dit, et malgré la vétusté apparente de certains bâtiments, les soins y sont tout aussi bons qu’ailleurs et pour un coût bien moindre. La plupart des médecins qu’on y rencontre travaillent également dans l’un ou l’autre hôpital privé pour arrondir leur fin de mois. De plus, vu le nombre d’accidentés de la route qu’on y amène chaque jour aux urgences, cet hôpital est le plus performant en ce qui concerne les réductions de fractures et traitement des traumatismes graves.

Même si on y trouve quelques chambres individuelles, la plupart des patients hospitalisés se retrouvent dans des dortoirs prévus à l’origine pour 32 lits mais où on trouve parfois une dizaine de malades supplémentaires allongés sur des lits de camps disposés là où il y a un peu de place libre. Les familles circulent librement, amenant nourriture et boissons. Il n’est pas rare de voir un membre de la famille passer la nuit allongé sur une natte disposée sous le lit de son parent. Et si aucun membre de la famille n’est disponible, il est toujours possible de louer les services d’un(e) auxiliaire indépendant(e) qui prendra soin de votre malade en votre absence.

Tout ceci peut sembler éminemment folklorique et même un peu inquiétant mais on y guérit tout autant qu’ailleurs.

Deux remarques encore à propos du Vachira Hospital Phuket : si dans la plupart des hôpitaux privés on vous demande de payer une garantie avant de vous opérer (sous peine de vous expédier ailleurs si vous n’êtes pas solvable), le Vachira ne se livre pas à cette sorte de discrimination. Malade ou accidenté, on vous y soigne d’abord et on verra bien ensuite. En cas d’urgence et de tracas financiers, mieux vaut s’y présenter immédiatement plutôt que de perdre son temps à être trimbalé d’un hôpital privé à l’autre.

La deuxième remarque concerne une personne de pouvoir que vous ne manquerez pas de rencontrer si d’aventure vous êtes hospitalisé au Vachira. Je l’appelle une personne de pouvoir car elle occupe une position lui permettant de vous faciliter les choses ou de faire de votre vie un enfer. Heureusement, Khun Methavee « Luk » Maneesri fait partie de la première catégorie de ces personnes de pouvoir. A la tête du Département International, cette petite bonne femme fait preuve d’une énergie incroyable pour aplanir les difficultés qu’un Farang paumé peut rencontrer lorsque le mauvais sort s’acharne sur lui. Dirigeant une dizaine de subordonné(e)s et entourée de deux assistantes parlant timidement un anglais scolaire, Khun Luk contacte les ambassades et les compagnies d’assurances (si le Farang est assuré), et opère la jonction avec les autorités pour trouver des solutions. Dotée d’un tempérament volcanique et d’un caractère soupe-au-lait, elle est perpétuellement aussi exténuée qu’efficace. Son anglais est très bon, ses rares sourires merveilleux et son cœur est en or. -P.v.K

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