Nouvel an en Thaïlande

Qu’il s’agisse du Nouvel An international ou des Nouvel An lunaire chinois ou thaïlandais, le passage d’une année à l’autre offre une opportunité très prisée par les bouddhistes de Thaïlande pour «faire du mérite» en visitant un des nombreux lieux sacrés du royaume.
En fait, il n’est pas rare pour certaines personnes de profiter de ces trois occasions pour visiter et rendre hommage aux motifs sacrés des temples et stupa dans tout le royaume.
La nouvelle année est considérée comme une période propice pour établir un nouveau chapitre dans son livre karmique, et il est donc un particulièrement conseillé d’en profiter pour faire du mérite, traduction assez barbare de merit making.

Une bonne occasion pour engranger des mérites

L’accumulation de mérite – bun en thaï, du terme Punna en Pali – est censé exercer une puissante influence sur la vie future et les renaissances futures. L’idée d’une renaissance est largement acceptée en Thaïlande, et la théorie bouddhique du karma est bien traduite par le proverbe tham dii, ddi dii ; tham chûa, ddi chûa («les bonnes actions mènent à de bons résultats ; les mauvaises actions à de mauvais résultats»).

Ces visites qui ont le plus souvent lieu dans un temple, prévoient la présentation d’offrandes pour rendre hommage aux Bouddha, Dhamma et Sangha – la trilogie sacrée qui réunit le bouddhisme, la maîtrise des enseignements et la communauté. Les visiteurs peuvent arriver tôt le matin pour offrir de la nourriture aux moines résidents, ou arriver a n’importe quel moment de la journée et offrir l’aumône, sous forme de bougies, fleurs et encens allumés sur des autels situés dans le wihan (principal sanctuaire de Bouddha) ou à la base d’un stupa.

Les dons en argent au temple peuvent également faire partie des offrandes rituelles, ou exécuter un travail bénévole dans le but de faire du mérite à la nouvelle année.

La doctrine theravada insiste sur les trois aspects principaux de l’existence : la dukkha (satisfaction impossible), l’anicca (nature éphémère de toute chose) et l’anatta (non-substantialité de la réalité). Ces trois concepts, découverts par Siddhartha Gautama au VI siècle av. J.-C., s’opposaient à la croyance hindoue en un moi éternel et bienheureux (paramatman).

Les mérites gagnés peuvent également être transférés à des proches ou d’autres personnes que nous aimons, y compris ceux qui nous ont quittés. Un tel partage du mérite, qui reflète l’esprit thaïlandais de générosité et de fidélité à la famille, peut être demandé officiellement au moment du don aux moines et aux monastères.

D’après Olivier Languepin, Thaïlandefr.com

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